Vasko-78818
Par Vlad le lundi, avril 30 2007, 21:50 - Membres - Lien permanent

Vasko, jumeau du patriarche.
Bien bonne nuit Mesdames, Messieurs
- S'incline encore plus bas que ce lui d'en haut*
Laissez moi tout d'abord me présenter : « je suis Vasko Sengir »...
Sombre est ma demeure car sombre est mon âme. Les ténèbres m'ont d'abord entourés puis ont pénétrés mon âme... rien ne sera plus jamais comme avant!
Mais je vais sans doute trop vite, laissez moi vous compter mon histoire:
Issue d'une vielle et plus que prospère famille russe qui tomba malheureusement en disgrâce auprès de l'empereur, les Sengir émigrèrent en France. Notre famille retrouva vite toute sa puissance financière (nous nous ennorgeuilons bien souvent des capacités d'adaptation et du sens des affaires qui caractérisent les membres de notre famille) mais resta plus discrète sur le plan politique, préférant servir leurs propres intérêts plutôt que de briller inutilement aux yeux de tous.
Mon frère, Vladimir, et moi naquîmes jumeaux en 1832. Nous étions la fierté de nos parents, car plus que tout les autres nous incarnions dès notre plus jeune âge les valeurs que notre famille chérissait, autant nous étions solidaires envers les nôtres, autant le reste du monde ne se composait que d'outils ou de rivaux.
Nous aurions sans doute mené une vie des plus prospère et des plus enviable mais les ténèbres en avaient décidés autrement, ils nous avaient choisis, ils nous voulais en leurs ceint et c'est pour cela qu'ils commencèrent à s'étendre sur nos bien jeunes vies.
Tout commença véritablement lorsqu'un soir un homme que nous n'avions jamais vu se présenta pour une entrevue avec père. Curieusement, et sans faire remarquer l'heure tardive ou l'existence du salon, père le conduisit accompagné de mère dans leur chambre à coucher.
Même aujourd'hui je ne sais pas ce qui m'a poussé à entraîner mon frère avec moi et à braver tout les interdits pour pénétrer dans leur chambre.
Il faisait noir dans la pièce, un noir impénétrable, et mes yeux mirent beaucoup plus de temps qu'aujourd'hui pour s'habituer à l'absence de lumière et y distinguer quoi que ce soit. Lorsque je pu enfin voir leur deux corps sans vie et atrocement mutilés, broyés de toutes part et couvert de sang, ce fut un véritable bouleversement. Il est possible que les ténèbres nous ai toujours parlé mais ce n'est qu'a cette heure la plus sombre de notre existence que mon frère et moi les entendîmes pour la première fois. Leurs murmures bien que sourds et catholiques frappaient mon cerveau d'une clarté irréelle. Leurs voix me donnaient les réponses aux questions qui se bousculaient dans ma tête, calmant mes angoisses, et me révélant les secrets du nouveau monde qui pourrais maintenant s'ouvrir devant moi. Devant moi et mon frère, car face à ce tournant majeur de notre existence nous étions plus liés que jamais.
Les ténèbres ne nous ont plus quittés. Même lorsque l'ont décidât qu'une tante éloignée serait désormais notre unique tuteur. Face à la prétendue perturbation de la mort de nos parent, nombreux furent ceux qui crurent que sa grande pieuté nous serai d'un secours salutaire.
Mon frère et moi primes l'habitude de nous réfugier dans le noir pour fuir sa trop grande sévérité. Ces ténèbres qui nous parlaient et nous instruisaient devinrent vite notre seul véritable intérêt. Je ne perdais jamais le moindre de leurs enseignement tandis que mon frère dévorait tout les livres qu'il trouvais sur l'occulte.
Nous grandîmes ainsi, cachant dans le noir notre haine grandissante de la religion. Et notre tante, son plus bel exemple, ne manquais jamais de nous prouver à coup de cravache le véritable amour que Dieu portait à tout ses enfants.
La veille de nos 16 ans, notre vie changea une fois de plus du tout au tout. Exaspéré plus que jamais par Dieu et ses mensonges nous quittâmes nos chambres par une nuit noire pour aller profaner l'église de notre village. Le spectacle de notre oeuvre nous emplissait de joie mais notre tante nous avait découvert et s'apprêtait à nous faire subir une fois de plus la « juste colère divine ».
Mais une de ces morts violentes et brusques qui frappent aussi sûrement que le destin l'en empêcha mettant fin par la même occasion à l'illusoire contrôle qu'elle avait sur nous. Alors qu'elle levait la main pour nous frapper de sa cravache, les lumières du hall ne rayonnèrent plus, bien vite , comme cloîtrées en elles mêmes elles ne purent empêcher les ténèbres d'envahir la pièce. Notre tortionnaire n'était plus la, seul les ténèbres demeurèrent. Et ils nous dirent: « Vos malheurs ont pris fin, continuez à vous intéresser à moi comme je m'intéresse à vous et attendez votre heure ».
Nous nous sommes installés au coeur de la capitale. Et grâce à l'héritage de nos parents dont nous pouvions enfin disposer à notre guise, nous avons acheté ce qui aujourd'hui encore est notre fief: une immense maison dont nous avons aménagé le ré de chaussé en librairie de l'occulte. Notre affaire s'avéra d'ailleurs prospère. Vlad s'occupant de la boutique et des comptes, moi de son approvisionnement bien particulier. Je fus d'ailleurs plus que chanceux dans l'accomplissement de cette tâche. Certaines « portes » s'ouvrant d'elles mêmes dès que je prononçais mon nom et parfois même avant que je n'en ai le temps.
Durant cette période, les ténèbres nous parlaient moins ou de manière plus confuse, mais la quantité d'ouvrage que nous amassions, comblait une large partie de notre curiosité.
Les lignes de notre destin nous apparaissait une à une et le mot « Vampire » ne manquait jamais de nous plonger dans de fébriles recherches.
Nous avions 28 ans lorsque l'homme qui s'était présenté chez père vint nous voir nous aussi. Il nous annonça que notre attente était terminée, que nous étions enfin prêt, enfin digne de devenir ses fils, ses infants.
Comme nous le présagions c'était un Vampire,un Vampire du clan Lassombra, descendant Montano, rejeté des siens car fidèle aux idées de son plus vieil ancêtre. Lorsqu'il me donna l'étreinte je perçu pleinement pour la première fois la toute puissance des ténèbres et de l'Abysse. Je pouvais maintenant m'y mêler et les contrôler à ma guise.
Sur les conseils de notre sire Vlad et moi nous liâmes par le sang. Nos non-vies seraient encore plus proches l'une de l'autre que nos vies...